Coutellerie d’Art

La Coutellerie d’art hisse le couteau au rang d’œuvre d’art, telle une sculpture.
Chaque pays a dans son bagage culturel au moins un couteau, qu’il soit une arme ou simplement de berger, de chasse, artisanal ou industriel.
Un artisan-coutelier fabrique souvent des pièces uniques ou de petites séries. Les matériaux nobles et les aciers damassés sont souvent utilisés pour les ouvrages destinés aux collectionneurs, mais aussi pour la vie de tous les jours.
Dans un genre qui a aussi ses lettres de noblesse, les couteaux bruts de forge sont plus fréquemment des utilitaires. Campement, chasse, cuisine, les bruts de forge s’invitent même à table, et se déclinent dans toute la gamme des couverts de table : fourchettes, cuillères… Le plus complet des couverts que j’aie réalisé comporte 162 pièces pour 18 convives, avec en plus le grand couteau et la grande fourchette à viande. C’est typiquement un ouvrage de commande.
Les aciers damassés sont un fabuleux terrain d’expression artistique, du damas sauvage au damas mosaïque, en passant par les innombrables dessins forcés. La création de dessins forcés dans les veines de l’acier demande une bonne compréhension de cette matière en trois dimensions. Cette facette de la fabrication des aciers damassés m’intéresse beaucoup et m’amuse autant.
Je réalise les idées qui me viennent à l’esprit, mais travaille aussi sur commande pour concrétiser vos désirs, vos idées de cadeaux.

Bruts de Forge

Cette finition entend que seule une partie de la lame est polie, le reste du couteau garde l’apparence de l’acier brut de forge. Il y a des bruts de forge faits d’une pièce mais aussi avec manche assemblés.
Je produis depuis de nombreuses années la gamme « les Primitifs », petits et grands couteaux de cuisine, à légumes, viandes séchées… Ces outils sont réalisés en acier inox 420 et forgés d’une pièce. Le manche caractéristique est inspiré de couteaux Celtes.

Damas

Aciers mythiques s’il en est, la réputation des aciers Damassés n’est plus à faire, même si elle est parfois exagérée.
Je fabrique moi-même les aciers damassés que j’utilise, il m’arrive aussi de faire de l’acier Damassé-mosaïque. Ce dernier demande ingéniosité et labeur, car je travaille de manière classique et non par la métallurgie des poudres.
Sans aller jusqu’aux mosaïques, il est largement possible de créer des dessins intéressants, à répétition ou anarchiques ; sans oublier la poésie inégalable des Damas feuilletés sauvages…
Bien que mes ouvrages soient réalisés pour être utilisés, le prix et l’entretien de ce genre de couteaux les situent plutôt comme objets de collection.

Aciers polis

En acier au carbone, à ressorts ou inox, il s’agit le plus souvent d’utilitaires, d’auxiliaires de campement, mais aussi parfois d’ouvrages de collection.

L’Évolutif

Ce couteau est né d’un partenariat avec Carlo Crisci (Chef étoilé, Restaurant du Cerf à Cossonay, aujourd’hui à la retraite), le Musée du Fer de Vallorbe et moi-même.

Le cahier des charges fut établi selon les critères de Carlo Crisci et le futur couteau fut assez rapidement défini.
En manipulant son grand couteau préféré, Il nous explique qu’il exécute la grande majorité des travaux de coupe avec ce couteau, mais qu’il ne peut se passer, évidemment, d’un petit couteau d’office.
« L’outil devra être léger (moins de 300 gr.) avec une certaine souplesse en pointe, une lame de 20 à 22cm affûtée jusqu’au talon, sans entablure.
Le manche devra présenter une petite particularité, importante aux yeux du Chef : la partie supérieure se prolongera sur le dos de la lame et dépassera l’aplomb du talon d’environ 3 à 4 cm. Cela procure un appui confortable et permet d’avancer la main sur la lame pour exécuter des travaux en pointe. Le talon de la lame, affûté et pointu sera aussi d’usage plus confortable. »
Alors que nous comparions son couteau favori et un de mes grands « Primitifs », (couteau de cuisine en inox brut de forge intégral, que je produis régulièrement) Carlo Crisci releva que la ligne et le manche à double pli forgé de ce couteau lui plaisait vraiment ; et que ce design serait une bonne inspiration pour le couteau à réaliser. Une sorte d’évolution du « Primitif ». Le nom du futur couteau était trouvé : « l’Évolutif ».

J’ai alors ma petite idée, que je lui expose. Le « Primitif » est un couteau à lame fine et large, dont le manche est très massif (l’outil accuse plus de 500gr). Pour gagner du poids, il faut concevoir ce manche différemment. Je proposai donc de composer le manche de « l’Évolutif » au moyen de 2 coques en inox fines, fixées sur la tranche de la plate-semelle. Cela évoque très clairement le manche forgé du « Primitif », et permet aisément l’allongement souhaité sur le dos de la lame. Il faudra un premier prototype pour confirmer l’ergonomie et le gain de poids.

J’ai alors dessiné le couteau et développé les moyens de fixations des coques. Dans la foulée,
le prototype en tôle est réalisé. Carlo Crisci approuva, et le premier « Évolutif » intégralement en acier inoxydable vit le jour peu de temps après.
Le gain de poids est supérieur à mes attentes, le couteau fini affiche 250gr.

D’apparence simple et épurée, « l’Évolutif » demande néanmoins un nombre d’heures de travail important. Afin de pouvoir proposer un modèle de base au prix le plus attractif possible, je choisis d’utiliser les technologies modernes : découpe laser pour la silhouette et les emboîtements du manche, ainsi qu’impression 3D inox pour les deux coques. Ces concessions à la modernité me permettent de gagner du temps et d’ainsi proposer le modèle de base au prix de CHF 1’200.- .
La lame est réalisée en acier inox 14c28N.
Cet outil offre de très bonnes performances. Entièrement fabriqué avec des aciers inoxydables, il peut s’inviter dans les cuisines professionnelles, d’où sont bannies les matières organiques et les aciers qui peuvent s’oxyder.

« L’Évolutif » peut être réalisé de manière personnalisée, entièrement fait main ou en incluant les technologies modernes. Les demandes seront traitées au cas par cas.

 

Couverts de table

Le modèle présenté ici est issu de la gamme brut de forge « les Primitifs », qui comporte essentiellement des couteaux de cuisine. « les Primitifs » sont reconnaissables au double pli du manche.
J’ai réalisé d’autres couverts de table, dont un de plus de 162 pièces. Ces réalisations ont été développées avec les clients, et la propriété intellectuelle des designs ne m’appartient pas complètement. Je n’ai pas l’accord de ces personnes pour en publier des images.
Je n’ai pas de ménagères en stock, ces travaux sont exécutés sur commande.
Afin de proposer une gamme de couverts bruts de forge à prix attractif, il m’arrive de customiser des couverts du commerce.

Taillanderie

Je réalise principalement des haches « à l’ancienne », le corps de hache est élaboré en fer et le tranchant en acier est rapporté par soudure au feu.
Je procède de la même manière pour réaliser d’autres outils tranchants, ou même des marteaux.

Taillanderie et outils de frappe

La fabrication de taillants (haches, herminettes, etc) ou de marteaux « à l’ancienne » est à mon sens la meilleure façon d’obtenir un très bon outil. Cela signifie que le corps de l’outil est élaboré en fer et que seuls le tranchant ou les surfaces de frappe sont en acier, métal qui est rapporté par soudure au feu pendant le forgeage de l’outil.

Le prix d’une hache faite selon ce procédé peut sembler onéreux à l’heure actuelle, mais il en a été ainsi de tout temps : les haches sont des pièces de forge techniques, leur réalisation prend souvent du temps, un frappeur auxiliaire ou un marteau-pilon sont nécessaires pour une réalisation dans des temps raisonnables.

Suivant l’outil à fabriquer, il est possible d’utiliser des modes de réalisation modernes pour obtenir un résultat satisfaisant. Assemblages d’éléments forgés par soudure électrique, modification d’objets existants, la fonction détermine le meilleur chemin de fabrication de la pièce.